Constitué en réponse aux besoins des victimes, ce programme est plus complexe, car il regorge en soi plusieurs sous-programmes et plusieurs activités. Il s'agit par exemple l'assistance juridique et judiciaire gratuite, intégration socio-économique, la prise en charge médicale et psychologique des victimes. Loin de ça, il est associé au plaidoyer et à la protection physique des témoins et des défenseurs des droits de l'homme en danger.
Nul acte faisant étant à une violation des droits de l'homme ne passe sans causer une conséquence à l'endroit de la victime. Les personnes qui en subissent gardent en elles des séquelles indélébiles, dans leur âme comme dans leurs corps. Pas mal perdent les organes de leurs corps, d'autres perdent leurs patrimoines parce qu'ils ont tout simplement été soumis à une forte souffrance qui soit obligée de s’avouer coupables ou de céder son patrimoine. D'autres ont été condamnés injustement, car les décisions ont été fondées sur bases des éléments tirés à l'issue des tortures. D'autres en ont connu des traumatismes psychologiques. Pour LISVDHE, tous méritent une protection.
Il faut rappeler, que toutes ces personnes en ont été victimes justes par la passivité de l'État qui en a l'obligation de protéger et de respecter. L'obligation de protéger se déduit en obligation de prévenir comme de protéger les victimes. Ceci suppose que l'État doit prendre des mesures nécessaires pouvant exiger ses agents à s'abstenir de la commission actes des violations des droits de l'homme. Quand cela a été commise, l'obligation de protéger impose à l'État d'ouvrir les enquêtes et garantir l'effectivité de la procédure. Ceci suppose le droit d'accès à la justice et le droit d'obtenir la réparation aux préjudices connus.
De l'autre bord, une fois qu'une violation est commise, l'obligation de protéger attends à l'État de permettre la victime d'avoir accès aux soins de santé pour que le pire ne l'arrive.
En face d'une faiblesse des autorités, et la violence sexuelle et la torture étant unes des violations des droits de l'homme comme tant toutes autres, c'est là que LISVDHE donne faveur aux victimes des tortures et violences sexuelles d'accéder à toute faveur qu'elle met en disposition des victimes d'autres violations. Ceci veut dire que pour la question de protection des victimes des tortures, autrement dit réhabilitation des victimes des tortures, LISVDHE organise les activités. Mais avant toute activité, LISVDHE reçoit les victimes et les écoute. À l'étape d'écoute, LISVDHE ne fait qu'identifier d'abord les besoins des victimes.
Un constat général, c'est que des doléances reçues, les victimes ont toujours présenté à LISVDHE un besoin d'accès à la justice, un besoin d'accès aux soins de santé (médicaux) et un besoin de survie dans le futur. Mais de son côté, LISVDHE a souvent identifié un besoin d'accompagnement Médico-psychologique, car la plupart des victimes ont toujours présenté un état de traumatisme grave. Ce sont ces besoins qui représentent les programmes dans lesquels LISVDHE intervient en termes de protection en faveur des victimes.
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Volet juridique :
En face d'un cas en besoin d'accès à la justice, LISVDHE peut le conseiller par rapport à la loi et la procédure applicable à leurs cas, peut l'accompagner devant la police ou devant les cours et tribunaux pour le dépôt de la plainte, peut le faciliter dans la rédaction d'une plainte et enfin peut l'aider à réunir les éléments qui le serviront des preuves lors de la procédure judiciaire. Au cas nécessaire et d'un besoin ressenti, par ses conseils généralement disponibles et volontaires, LISVDHE peut représenter gratuitement la victime devant les cours et tribunaux.
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Volet médical :
LISVDHE reçoit les victimes. Après les avoir écoutés, une fois un besoin médical se présente, dès part la gravité du cas, comme actuellement n'a pas une structure médicale propre en elle, LISVDHE peut le référer soit à l'hôpital dans lequel elle prendra en charge les factures, ou soit devant ses membres infirmiers/médecins pour des soins primaires (massages etc). Une fois que ces derniers constatent que le cas présente des faits graves, ils peuvent le référer à l'hôpital. Et si cela arrivait, la prise ne charge de la victime revient souvent à l’organisation.
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Volet Socio-économique :
Habituellement LISVDHE reçoit des cas qu'elle considère de très difficiles, car sont ceux qui demandent plus des moyens étant donné que la torture a fréquemment entrainé des conséquences très néfastes à leur vie. Il faut dire, qu'après la torture, à part les morts, la plupart des victimes que LISVDHE a toujours reçues, ne sont plus à mesure de prendre en charge leurs survies parce qu'ont été rendus invalide. Ces dernières méritent une insertion socio-économique tenant compte du cas par cas. Dans ce cadre, pour leur aider, LISVDHE avait été convaincue que seule l'apprentissage des métiers manuels seraient une voie utile pour essayer de créer des nouveaux emplois à ces victimes de tortures, quand bien même celle de violences sexuelles sont concernées par cette initiative. Et c'est pourquoi en 2005 après la guerre de la rébellion RCD que LISVDHE avait mis en place un Centre d'Apprentissage des Métiers qui en son sein a plusieurs filières, entre autres Centre d'Apprentissage de Couture (CAC) où l'on entraine les victimes au métier de couturier, et Centre d'Encadrement et de Formation en Administration (CEFAD) où LISVDHE forme certaines victimes au métier du secrétariat Administratif. /Employé administratif. L'Accès à telle ou telle autre formation dépend de l'aptitude de la victime. Mais, en dehors des formation comme moyen d'insertion socio-économique des victimes, LISVDHE encadre en soi un autre projet « Appui aux Victimes par un Micro-crédit Rotatifs ». Ce projet permet à LISVDHE à réinsérer sociaux-économiquement certaines victimes tout en mettant en leur disposition un moyen financier leur permettant à organiser un petit commerce pouvant permettre à subvenir à leurs besoins primaires. Bénéficier à ce projet, impose un certain nombre des critères, parmi lesquelles avoir été victime des violences sexuelles comme torture et avoir manifesté une invalidité avérée constitue un privilège.
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Volet Médico-psychologique ( en planification)