Depuis que les rebelles de l'AFC-M23 ont pris le contrôle de la ville de Goma, les jeunes ne cessent d'être cibles des rebelles. Sans motif valable, ils sont abattus au quotidien. Au-delà des visés politiques, l'opinion se demande sur le mobile de ces crimes. C'est un massacre pur et simple.
Ce vendredi 14 mars 2025, vers 09:00 à Katindo vers le Bâtiment Office des Routes, juste au bâtiment du bureau des Travaux Publics, autrement dit "TP", deux jeunes ont été abattus froidement par les éléments militaires de l'AFC-M23. C'est depuis très tôt matin que ces militaires venaient d'assiéger ce bâtiment. Au réveil, ils ont immobilisé tout le monde qui y habitait. Ils ont fouillé tous les bâtiments et toutes les chambres, demandant aux jeunes garçons s'ils sont militaires. Tous ont nié Cependant, ils ont retiré un jeune et l'ont exécuté sous motif de montrer un exemple aux autres pour qu'ils disent la vérité. Peu après, ils ont fait sortir un autre garçon d'un autre maison. Lui aussi, ils l'ont fusillé. La délégation de ces rebelles était conduite par un monsieur qu'on nommait capitaine Justin.
Rappelons que ça faisait déjà deux jours que ces militaires étaient passés sur place pour demander aux locateurs de l'endroit à dénoncer les militaires et leurs supplétifs des groupes armés dits "wazalendo".
LISVDHE rappelle qu'il n'y a pas longtemps que pour vouloir échapper et résister au recrutement forcé, une autre vingtaine des jeunes garçons ont été abattus au quartier Kasika-Katoyi par les éléments du M23. D'autres ont été exécutés pendant qu'ils faisaient du sport au stade dit "ku ba scout".
LISVDHE condamne ce comportement barbare. Pour elle, ces doubles meurtres sont en même vêtus du caractère des tortures morales. Elle demande qu'une enquête internationale soit ouverte.
Ajouter un commentaire
Commentaires