Les cas d'enlèvements perpétrés par les rebelles du M23 ne cessent de causer pas seulement de terreur et désolation dans la ville de Goma. Ils font aussi couler encre et salive dans l'opinion. Depuis que les prédits rebelles ont pris contrôle de la ville de Goma, des paisibles citoyens sont sommairement exécutés et d'autres enlevés.
Le cas le plus récent est celui de vendredi 14 mars 2025, journée dans laquelle M. Mwinja Irenge Marius a été enlevé dans son lieu du travail par des éléments militaires de l'AFC-M23. Marius travaillait dans une bijouterie située dans le quartier Katindo II. Les sources ont fait savoir à LISVDHE que le jour de son enlèvement, il était dans la bijouterie avec son patron connu au nom de Pasta Augustin. Ce jour, ils avaient reçu un client qui est venu leur vendre un bijou en or. C'est après le départ de ce dernier, qu'ils avaient vu des militaires venir les arrêter et les emmener.
Aujourd'hui, les membres des familles de ces deux ne savent pas leurs destinations. Mais les rumeurs disent qu'ils seraient à la position militaire située au Mont Goma. Mont Goma est la colline sur laquelle est placé le studio de la station de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), et que les rebelles exigeraient trente mille dollars pour les laisser vivants.
Notons que d'autres sources proches de la famille d'une des victimes a indiqué que les victimes avaient été fortement torturées et tabassées à mort avant d'être emportées là où elles se retrouveraient à nos jours. Elle a ajouté que ces rebelles ont eu à infliger cinquante coups de fouets à chacune des victimes. Suite à ce traitement, la source doute que les victimes soient vivantes. La torture est une atteinte au droit à l'intégrité et mentale. Elle aussi atteinte au droit à la vie. Or le droit à la vie et le non à la torture sont des droits absolus. Ils doivent être respectés en temps de paix comme en temps de guerre.
C'est pourquoi, LISVDHE condamne ce comportement adopté par des rebelles du M23 dans la ville de Goma et partout où ils ont le contrôle. LISVDHE exige la libération pure, simple et sans conditions de sieurs Mwinja Irenge Marius, son patron et de toute autre personne détenue illégalement dans les geôles des rebelles du M23.
Les droits de l'homme étant d'une portée internationale, l'obligation de protéger revient à chaque organisation et à chaque État. Pour ce faire, LISVDHE appelle toutes les organisations internationales, régionales et nationales ainsi que d'autres États à mettre pression sur l'AFC-M23 et ses alliés à respecter les droits de l'homme.
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