Goma: l'AFC-M23 responsable des crimes de geurre, crimes contre l'humanité et crime de génocide

Publié le 20 mars 2025 à 16:50

Depuis la prise de Goma, les rebelles de l'AFC/M23 et l'armée rwandaise ne cessent d'être pointé des doigts dans ce qui est des crimes de guerre, crime contre l'humanité et crimes de génocide perpétrés dans la ville de Goma. 

De ce comportement, ces rebelles y ont instauré un environnement de terreur et d'une insécurité indescriptible. Des cas d’assassinats, des viols, des tortures, d’arrestation arbitraires et détentions illégales ainsi que des intimidations battent records. 

  • Depuis dimanche 16 mars 2025, M. Maombi fiston, jeune du quartier Birere, a été arrêté et emporté vers une destination inconnue. Les informations circulaient comme quoi, il se serait en détention à la position militaire située au mont Goma. De surprise, ce 20 mars 2025 dans la matinée, sont corps, avec des traces des balles, a été retrouvé abandonné dans les rues dans la rue.

  • Mercredi 19 mars 2025, au quartier Majengo, précisément vers l'endroit dit "deux antennes", un Monsieur non identifié est entré dans un bistro (nganda) connu au nom de "Soweto". Comme tant d'autres clients, il a passé une commande. Plus déplorable, c'est qu'après consommation, il a fait savoir au gérant qu'il n'avait pas d'argent, et qu'il fallait hypothéquer son téléphone qu'il viendra récupérer en payant la somme dite à sa consommation. Ayant conclu cette convention, vers 13:00, le gérant a été surpris de voir l'homme revenir à bord d'une jeep militaire accompagné des soldats rebelles du AFC-M23. Armés jusqu'aux dents, ils ont arrêté le propriétaire M. Bilindwa Lulanga le propriétaire du bar. Du coup, l'ont ligoté et torturé pour qu'il s'avoue coupable d'une faute grave d'avoir retenu le téléphone. Ayant vu le degré de maltraitance qu'on lui infligeait, les voisins ont tenté de plaider à sa faveur jusqu'à payer pour lui une somme de 500$. Malgré qu'ils en ont perçu, ils ne l'ont pas relâché. Ils sont partis avec lui. Dès ce jour, personne ne sait l'endroit où serait détenu et personne ne sait s'il serait toujours vivant ou mort. Certains pensent que peut-être, il serait détenu à l'abattoir humain situé au mont Goma.

Rappelons ici le cas de M. Longsbo Gloire Zygo et son frère Blaise Marora Karim, deux jeunes photographes réputés dans la ville. Depuis le 10 mars 2025, ils ont été enlevés à leur lieu du travail par les éléments du M23 pour les conduire vers une destination inconnue. Dès ce jour-là, à part le M23, personne ne sait l'endroit où ils se retrouveraient. 

À ajouter, c'est que malgré les alertes des organisations humanitaires et des droits de l’homme sur une hausse très inquiétante du génocide et du nombre des violations graves des droits de l'homme perpétrées par l'armée rwandaise dans la ville de Goma, rien ne semble changer.

Par contre, il se voit que la situation va du mal en pire. Au mépris des règles impératives des droits de l"homme, les leaders de l'AFC-M23 se prennent en superhommes intouchables. Pourtant, la justice internationale est l'une des remparts appelés à s'occuper des intouchables, quel que soit le degré de leurs influences.

Certains des survivants rencontrés n'ont jamais cessé de raconter à la LISVDHE des tortures, des traitements cruels, inhumains et dégradants ainsi que et des menaces de mort dont les personnes enlevées subissent en détention. Beaucoup meurent des tortures graves, et d'autres sont exécutés à bout portant.

La constitution de la république ainsi que d'autres textes régionaux et internationaux relatifs aux droits de l'homme consacrent la vie humaine de sacrée. Étant un droit absolu, un droit auquel personne ne peut déroger, il doit impérativement être respecté tant en temps de paix qu'en temps des guerres.

Cependant, LISVDHE condamne fermement ce comportement qu'elle qualifie de barbare.

LISVDHE pense que le conseil de sécurité des Nations, ses États membres ainsi les organisations régionales et sous régionales devraient se préoccuper de la situation que vit la population de la ville de Goma pour que la situation se normalise. Quand cela ne tienne, les dirigeants de l’AFC-M23 M23 doivent penser à réserver des mesures disciplinaires à leurs éléments qui veulent abuser de leur nom par commettre des violations des droits de l'homme.  

Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.